Motivation, va te faire fouttre

Je commence ma 4ième semaine de congé de paternité. J'avais super hâte d'être en congé. Je commençais à perdre le goût d'écrire le soir après la job, c'était une corvée de plus après le souper, la vaisselle, le bain et le dodo des enfants. Je ne le faisais plus par plaisir, mais par nécessité. Y'a du monde qui me suivent, faut que je leur livre quelque chose. Même que pour essayer de raviver ma flamme intérieure, j'ai invité tous mes amis sur Facebook à aimer ma page (Bonjour aux nouveaux en passant, c'est le premier article que je publie depuis que je vous ai invités à la fin Octobre).

La prochaine fois, aussi ben essayer de rallumer un feu avec des allumettes mouillées, parce que ça m'a pas redonner le goût de l'écriture pentoute. Ça m'a juste démoralisé davantage vu que j'avais maintenant plus de personnes à décevoir qu'avant. Mais je savais que mon congé approchait, et que ça allait sûrement m'aider à retrouver l'énergie et surtout la maudite motivation nécessaire pour écrire quelques articles:

Tu créras pas à ça comment j'va écrire pendant mon congé! Tous les matins de 9h à midi c'est seulement ça que je vais faire!

Haha, bonne blague... Me voilà presque 1 mois après le début de mon arrêt, et j'ai à peine écrit la moitié d'un article. Et là je le mets de côté pour écrire celui-ci.

Motivation, quand tu nous tiens

N'importe qui peut accomplir n'importe quoi lorsque la motivation se pointe. C'est facile. J'étais super excité lorsque j'écrivais mes premiers articles. Un nouveau projet c'est toujours le fun et facile! Let's go, on écrit 2-3 articles d'avance et on en publie un par semaine, mais on continue d'écrire parce qu'on a plein d'idées. Puis les idées ou le goût d'écrire diminue tranquillement, mais c'est pas grave, on a trois articles d'avance, on peut ben prendre un p'tit break! On reprendra la cadence la semaine prochaine. Le rythme d'écriture baisse encore et on finit par manquer d'articles à publier, alors vite il faut en écrire un pour la semaine suivante! Bof.. pas trop le goût. De peine et misère, on réussi à s'en taper un de fin de semaine pour une publication le lundi. Puis la semaine suivante ça recommence, mais là oups, rendu au lundi l'article n'est pas révisé alors on repousse ça au mardi. Jusqu'à éventuellement publier un seul article aux deux semaines et maintenant me voilà un mois plus tard sans rien avoir d'intelligent à vous dire à propos de vos finances. En plus, les miennes sont pas en pleine forme en ce moment. Rien d'alarmant toujours, mais on dirait un cordonnier mal chaussé ou, sans nommer personne, un obèse au poste de ministre de la santé.

Tu finis par te dire que peut-être que tu devrais tout arrêter ça, que tout serait ben plus simple de même, sans avoir 1 million de projets qui aboutissent jamais à rien. Parce que c'est ça mon problème, quand j'ai pu de motivation pour quelque chose, je trouve un autre projet qui m'en redonne. C'est tout un feeling que d'être motivé à faire quelque chose. Jusqu'à que ça devienne ennuyeux.

Et là tu te demandes comment ça se fait que moi je ne suis pas capable de me rendre au fond des choses que j'entreprends... Il y a toujours ces personnes qui sont super passionnées de ce qu'elles font et qui ont toujours l'air motivé, comme si elles avaient une source inépuisable de passion et que tout était toujours licornes et arcs-en-ciel.

Ben non. Eux aussi ont probablement leurs moments d'ennui et de dédain face à leurs projets. Il leur arrive probablement aussi de vouloir abandonner. C'est clair que je ne suis pas le premier qui passe par là. Peut-être que ça t'est arrivé à toi aussi.

C'est correct de s'ennuyer

Tout peut pas toujours être excitant. Je peux te garantir que ma relation amoureuse n'est pas aussi excitante aujourd'hui qu'elle l'était à nos débuts il y a 8 ans (coucou Sam!). Mais on continue, on s'aime encore. S'il avait fallu abandonner le jour où l'excitation initiale a diminué, on aurait pas été ensemble ben ben longtemps (re-coucou!). On s'aime, mais pas de la même façon qu'on s'aimait au début. On s'aime pour ce qu'on a vécu, pour notre superbe famille, pour notre chez nous pour lequel on a travaillé super fort, et on s'aime également pour tous les projets qu'on a pour le futur. C'est juste que ce n'est définitivement plus le même amour qu'au début. Et c'est normal. Pour vivre avec une personne longtemps, il faut accepter l'ennui qui vient avec la routine. Après un certain temps, il n'y a plus rien de nouveau à connaitre à propos de l'autre. C'est pour ça qu'on s'aime. Parce qu'on est allés au fond des choses ensemble (ok ça sonne vraiment croche) et qu'éventuellement, on a fait le choix de continuer de s'aimer.

Donc, pour tout autre projet, il faut éventuellement accepter l'ennui de la routine et continuer d'avancer quand même. Ça peut pas être toujours aussi excitant après 6 mois qu'au début. Il faut comprendre que la motivation ne sera pas toujours au rendez-vous, et que si on attend qu'elle se pointe, ça peut être long avant qu'on bouge. Lorsque l'habitude et la discipline sont en place, pas besoin de motivation pour avancer; ça devient un automatisme. Faire avancer ses projets devient donc un choix. Un choix difficile à prendre, mais un choix qui a beaucoup plus d'impact que de s'effouérer devant la télé tous les soirs. Mais pour l'instant, c'est ça que je m'en vais faire.

On se reparle bientôt.