Si tu cherches des excuses, tu en trouveras toujours

J'allais commencer mon nouvel article en m'excusant de ne pas avoir écrit pendant un long moment. J'étais prêt à me justifier, avec quelques arguments bidons que vous auriez sans doutes compris. Quelles étaient mes excuses, c'est pas important. L'important, c'est l'inspiration que ça m'a donné pour écrire cet article-ci, qui est totalement différent de celui que j'avais planifié initialement.

Peut-être que ça ressemble à quelque chose que j'ai déjà dit dans une de mes publications précédentes, mais peu importe, c'est ce que j'ai le goût d'écrire en ce moment.

On s'éloigne encore...

Plus ça va, plus j'ai l'impression que ce blogue dévie tranquillement du sujet initial, le sujet même qui m'a donné la motivation pour commencer à écrire. Bien que les finances personnelles me fascinent, et que c'est un problème criant de notre société de consommation, je réalise que les problèmes de finances ne sont qu'un des symptômes de problèmes psychologiques plus profonds.

Note : bon, je dois avouer que problèmes psychologiques peut faire peur. Je réalise que c'est peut-être pas le bon terme, et ce ne sont pas des problèmes comme tels, mais plutôt la nature même de l'humain et la façon dont notre cerveau fonctionne.

Ce que j'ai envie de faire de plus en plus, c'est d'attaquer ces problèmes directement, plutôt que de me concentrer seulement sur les finances. C'est un tout autre sujet; on tombe du côté de la psychologie et tout ce qui tourne autour (discipline, habitudes de vie, etc), mais je considère que c'est tout de même extrêmement pertinent d'en parler. C'est facile de dire : Fais-toi un budget et ça va bien aller!, mais ça donne un ton moralisateur à mes articles (et je déteste ça), et en réalité c'est beaucoup plus compliqué que ça. Il faut attaquer le problème à la source plutôt que seulement traiter les symptômes.

Il y aura des changements sur ce blogue et sur la page Facebook. Je vous tiens au courant.

Bon, venons-en au sujet principal.

Arrête tes excuses

Ça arrive qu'on a des choses à faire et que ça ne nous tente pas pentoute de les faire. Au lieu de juste simplement accepter le fait qu'on n'en a pas envie, on se cherche des excuses pour justifier notre inaction :

  • J'ai tellement d'autres choses à faire aujourd'hui...
  • J'ai eu une grosse journée au travail...
  • Y'a un épisode des Calinours ce soir à la télé!
  • Mon chat a mal aux poils...

En passant, je suis coupable de tout ça aussi.

Et on accepte ces excuses-là. On pense que ce sont des raisons valables de ne pas faire ce qu'on avait dit hier que l'on ferait aujourd'hui. Alors, si hier tu as dit que tu le ferais demain, et qu'aujourd'hui tu ne l'as pas fait, pourquoi essaies-tu encore de te convaincre que demain sera une meilleure journée pour le faire?

Demain, c'est ce mystérieux endroit où les rêves et les objectifs vont pour aller mourir tranquillement.

Peu importe ce que tu veux accomplir ou améliorer dans ta vie, si tu attends toujours à demain, tu ne feras jamais rien. C'est aujourd'hui que ça se passe, c'est aujourd'hui et aujourd'hui seulement que tu peux faire du progrès. Ça n'a pas besoin d'être énorme comme avancement, mais juste assez pour te garder dans l'action. 15 minutes par jour c'est mieux que 1 heure par semaine. Premièrement parce que c'est beaucoup plus facile de trouver 15 minutes ici et là, que de trouver 1 heure sans interruption (Avez-vous des enfants?). Et deuxièmement, parce que la clé de la réussite, c'est la constance.

J'ai pris environ 5-6 périodes de 15 minutes sur presque 10 jours pour écrire cet article. Là, j'ai quelque chose à montrer, alors que si j'avais attendu d'avoir 1h30 devant moi pour écrire, je n'aurais sûrement pas commencé encore. Ce n'est pas vrai que ça prend de longs moments sans interruption pour accomplir quoi que ce soit. Il s'agit simplement de s'asseoir et de commencer. Puis de continuer.

Si quelque chose est assez important pour toi, tu vas trouver le moyen de le faire. Sinon, tu vas trouver une excuse.